Ciné-Nerd

Test PS4 – The Last Guardian

LastGuardianpic2

the-last-guardian-jaquett-57cbe7a3796d9 (1)

Titre original : –
Plateformes : PS4
Développeur : Team ICO
Éditeur : Sony Computer Entertainment
Date de sortie : 7 décembre 2016
Genre : Action – Aventure
PEGI : Déconseillé aux -12 ans

Note : 3,5/5

Officiellement annoncé en 2009 lors d’une conférence Sony à l’E3, The Last Guardian ne verra finalement le jour qu’en décembre 2016 soit 7 ans plus tard. L’attente en vaut-elle la chandelle ?

Synopsis : Dans une cité en ruine mystérieuse cachée au cœur d’une montagne, un enfant se réveille aux côtés d’une bête de légende, Trico, qu’il apprivoise progressivement pour s’en faire un ami. Forts d’une complicité sans cesse grandissante, les deux compères déjouent les pièges et les énigmes qui leur barrent la route, tout en explorant un vaste monde fait de paysages au charme printanier et d’antiques constructions gigantesques toujours promptes à s’effondrer sur leur passage.

LastGuardianpic2

Patience est mère de sureté

Notre aventure commence lorsque le personnage, un jeune garçon, se réveille dans une grotte aux côtés d’une étrange créature blessée, qu’il baptisera Trico, aux allures d’un oiseau avec des plumes, des ailes et des pattes, mais qui a l’agilité d’un chat et le comportement d’un chien. Votre première « mission » sera de l’aider en le nourrissant et en lui enlevant les pieux qui se trouvent sur ses flancs tout en vous familiarisant avec les commandes. Dès le départ, nous voilà fasciné par cette créature de légende qui, aux premiers abords, semble méchante mais qui se révélera être le plus gentil animal que vous rencontrerez durant votre aventure. C’est donc à partir de ce moment là que commence le jeu et dès lors, vous vous rendez compte que la coopération avec votre nouveau compagnon sera essentielle pour pouvoir vous sortir de bien des situations.

Au fil du jeu, vous vous attacherez de plus en plus à cette incroyable créature qui ne vous lâche pas d’une semelle et qui pleure lorsque vous vous éloignez un temps soit peu pour libérer le passage. Vous irez même jusqu’à lui parler à travers la télé en espérant qu’elle vous entendent (ou alors ce n’est que moi). Plus vous avancerez dans votre périple parmi les magnifiques ruines, plus votre complicité avec Trico va évoluer : vous pourrez lui donner des ordres afin de faciliter (ou pas) votre avancée et ainsi résoudre les différentes énigmes (de difficulté variable) qui se trouveront sur votre chemin vers la liberté. Vous en apprendrez davantage sur ce mystérieux endroit et sur les créatures qui le peuplent, car oui, Trico n’est pas seule, à travers une narration peu présente mais essentielle pour votre compréhension.


Malgré tout, le jeu a tout de même quelques défauts qui laissent un petit goût amer après autant d’années d’attente. En effet, le gameplay n’est pas le plus facile que l’on ait rencontré. La maniabilité du jeune garçon peut parfois vous taper sur les nerfs, surtout lorsque vous devez vous échapper face aux méchants ou aider le plus vite possible votre compagnon de voyage. Il faut également s’armer de patience, notamment lorsque vous donnez un ordre à Trico qui, comme tout animal que vous venez à peine de rencontrer, prend parfois un peu de temps pour comprendre ce que vous attendez de lui. C’est dans ces moments là qu’il faut que vous soyez persévérant car ce n’est pas parce que Trico n’a pas réagit tout de suite que ce n’était pas la bonne solution. Il vous faudra donc parfois donner l’ordre plusieurs fois pour que la créature comprenne et agisse.

Votre patience sera également mise à rude épreuve durant certaines cinématiques. En effet, nous avons toujours eu l’habitude lorsque nous amenons notre personnage à un point donné, une cinématique se lance automatiquement. Dans The Last Guardian, il vous faudra parfois patienter une longue minute pour que celle-ci se déclenche, vous faisant parfois vous demander si vous êtes bien sur le bon chemin ou si vous n’avez pas oublier de faire une action.

Enfin, dernier défaut mais qui est le plus agaçant : la caméra sur laquelle vous n’avez aucun contrôle. Elle fera ce qu’elle veut, quand elle le veut et surtout dans les moments critiques où vous avez besoin de savoir où vous allez pour éviter la chute.

Pour conclure, The Last Guardian est une très belle surprise tant d’un point de vue visuel que sur l’histoire et l’ambiance qui s’en dégage. Trico est probablement une des créatures de jeux-vidéo les plus attachantes (je défie quiconque de ne pas avoir les larmes aux yeux à la fin du jeu) et vous devrez en prendre grand soin en le nourrissant et en le félicitant lorsqu’il vous aura défendu. Malheureusement, certains défauts, qui auraient facilement pu être réglé entre 2009 et sa sortie, laissent un petit goût amer.

705997

Les +
+ L’ambiance
+ Trico
+ L’histoire
+ La complicité évolutive entre Trico et votre personnage
Les –
– Gameplay parfois difficile
– Une caméra incontrollable
– Patience mise à rude épreuve

About The Author

Rédactrice

1 Comment

  1. Davidessin1977 15 janvier 2017 at 13 h 36 min

    Non, non et non, the last guardian est une oeuvre d’art totale! Son SEUL défaut réel, c’est sa caméra qui, bien contrôlée, n’est plus un problème. Ce jeu est UNIQUE, et le mieux animé qu’ il m’ai été de voir. Les contrôles sont bien au contraires fabuleux car tout en inertie et en sensations. Avec de la pratique (Hé, oui là ils faut faire un effort !) cela devient jouissif de déplacer son personnage . La réalisation est exceptionnelle, elle s’affranchie des codes du jeux vidéo pour devenir intemporelle grâce à une animation et un univers hors-normes. Bref ce jeu ce serait plutôt 5/5! (Aller, on va dire 4,5/5 pour la caméra) .

Leave A Response

*