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Critique – Horns

Nicolas Balazard 19 septembre 2014 Cinéma 3 commentaires sur Critique – Horns
Horns duo

horns afficheÉtats-Unis : 2013
Titre original : –
Réalisateur : Alexandre Aja
Scénario : Keith Bunin d’après Joe Hill
Acteurs : Daniel Radcliffe, Max Minghella, Joe Anderson, Juno Temple
Distribution : Metropolitan FilmExport
Durée : 1h59
Genre : horreur
Date de sortie : 01 octobre 2014

Note : 4/5

Trois ans après Piranha 3D, et deux ans après Maniac, Alexandre Aja revient à la réalisation avec l’adaptation d’un livre abordant une foule de thématiques complexes. L’attente n’a pas été vaine puisque le réalisateur français livre avec Horns l’un des meilleurs films de l’année et surement son meilleur en tant que réalisateur.

Synopsis : Soupçonné d’avoir assassiné sa fiancée, rejeté par tous ceux qu’il connaît, Ignatius a sombré dans le désespoir. Un matin, il se réveille avec une paire de cornes sur la tête. Celles-ci lui donnent un étrange pouvoir, celui de faire avouer leurs plus noirs secrets aux gens qu’il croise. Ignatius se lance alors à la recherche du véritable meurtrier…

Horns Daniel Radcliffe

Bienvenue en enfer

Horns est un film hétéroclite, multi-genres, aussi déconcertant qu’intriguant. Alexandra Aja tisse un conte qui peut être perçu comme une métaphore de la civilisation, aussi bien qu’un thriller, une comédie horrifique et un film romantique. Ce mélange des genres est compliqué à aborder d’un premier abord. C’est d’ailleurs la principale critique qu’on peut lui adresser : le changement de ton est parfois si violent (passer d’une scène intense dramatique à un bon gros gag bien gore) qu’on se demande si Alexandre Aja sait bien vers quoi il veut nous emmener. Nous avons eu la chance de le rencontrer un peu avant la première dans un cadre intimiste, et il aura avoué que c’est justement tous ces genres différents au sein d’une même oeuvre, dans le livre, qui l’a poussé à faire de Horns son prochain film après Piranha 3D. Rendons-lui hommage : même si cela peut parfois décontenancer, ce mélange est aussi le principal attrait d’une oeuvre singulière. Le film n’est ni plus ni moins qu’une histoire d’amour, teintée thriller (quand il va falloir deviner qui est l’assassin de Merrin), dans un contexte merveilleux : l’homme qui va renier Dieu va se retrouver en possession de cornes de Diable qui vont lui permettre de mettre en exergue les péchés et les pensées les plus noires des gens qu’il côtoie. Parfois pour le plus drôle (les deux policiers), souvent puissant (la mère qui regrette qu’il soit son fils), et très révélateur (mettre en avant des témoignages comme un jeu de pistes vers le meurtrier). Daniel Radcliffe est purement incroyable dans ce rôle qu’il incarne avec une sensibilité et une force proche de la démence. Enfin saluons le travail sur la direction artistique qui est fabuleuse et féerique, onirique et pleine de symboles bibliques. Il manque parfois à Horns cette petite étincelle de génie pour être considéré comme un chef d’oeuvre, mais Alexandre Aja livre une oeuvre complexe protéiforme, résolument mature, intelligente, et pleine de poésie romantique.

Horns juno temple

Les +
+ Daniel Radcliffe
+ Esthétisme travaillée à l’extrême
+ Film d’amour déguisé en film d’horreur
+ Les thématiques complexes
+ Le mélange des genres
Les –
– Différence de tons trop marquée entre certaines scènes
– Manque une petite étincelle de génie

À lire aussi : reportage sur le tapis rouge.

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Blogueur troll spécialisé en cinéphilie, geek notoire, mégalo impulsif, ayant fait ses armes sur Critique-Film.fr. Papa de Cine-Nerd.fr et fan de... Disney !

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