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Critique – Cigognes et compagnie

STORKS

cigognes-et-compagnieÉtats-Unis : 2016
Titre original : Storks
Réalisateurs : Nicholas Stoller, Doug Sweetland
Scénario : Nicholas Stoller
Acteurs : Florent Peyre, Bérengère Krief, Issa Doumbia, Andy Samberg, Jennifer Aniston, Ty Burrell
Distribution : Warner Bros. France
Durée : 1h29
Genre : animation
Date de sortie : 12 octobre 2016

Note : 4/5

Cigognes et compagnie a tout pour séduire la famille alors qu’on ne l’attendait pas vraiment. Par l’équipe derrière La Grande Aventure Lego, co-réalisé par un ex de Pixar et le réalisateur de Nos Pires Voisins.

Synopsis : Pendant longtemps, les cigognes livraient les bébés. Désormais, elles acheminent des colis pour un géant de l’Internet. Junior, coursier star de l’entreprise, s’apprête à être promu. Mais il actionne accidentellement la Machine à Fabriquer les Bébés… qui produit une adorable petite fille, en totale infraction avec la loi !
Avec l’aide de son ami Tulip, seul être humain sur le Mont Cigogne, Junior se précipite pour effectuer sa toute première livraison de bébé. Le temps presse car son patron ne tardera pas à apprendre la nouvelle… Junior pourra-t-il redonner aux cigognes la vraie mission qui est la leur ?

STORKS

Dis papa, comment on fait les bébés ?

Généralement l’approche de la Toussaint comme Noël est propice aux films d’animation, vacances oblige. Et cette année ce sont deux films que les enfants vont se disputer : Les Trolls (décevant, dont on parlera bientôt) et Cigognes et compagnie qui mérite toute votre attention. Le film revisite le mythe des cigognes apportant les bébés, avec pour thème sous-jacent le désir (et parfois la difficulté) d’avoir un enfant – et à l’inverse pour un enfant la volonté de retrouver ses racines. C’est un beau coup pour WAG (Warner Animation Group la branche animation de Warner Bros.) crée pour l’occasion, alors que le studio galérait jusqu’à présent à proposer des films d’animation maison – à l’exception de Lego cité plus haut mais peut-être destiné à un public plus âgé. Un beau coup car le studio arrive – probablement porté par son co-réalisateur – a saisir l’essence d’un Pixar : les origines de l’enfance et la manière dont on devient un adulte. Du coup les émotions sont très spontanées, le film est à la fois drôle et émouvant à de nombreuses reprises : les Gardner qui se rendent compte qu’ils négligent leur enfant et qu’ils risquent de le regretter, Tulip à la recherche de ses parents… On appréciera aussi la largeur d’esprit du studio qui montre clairement différents types de familles, monoparentale ou avec deux papas ou deux mamans. Cigognes et compagnie ruisselle de bonnes idées et de concepts accrocheurs comme la machine à créer les bébés ou l’usine des Cigognes, entre autres. Si le film pèche par contre (surtout avec la référence Pixar) c’est au niveau de son animation anguleuse et un peu terne qui manque d’originalité. On aurait aimé que la force du propos soit accompagnée de vraies trouvailles visuelles, même si d’un point de vue conceptuel il demeure réussi. Là où on ressent beaucoup l’influence de Nicholas Stoller et des producteurs Phil Lord et Chris Miller c’est évidemment dans le côté humoristique, il y a pas mal de vannes portées par un casting de comiques (Andy Samberg, Ty Burrell en VO ; Florent Peyre, Issa Doumbia en VF) du second degré et quelques doubles sens notamment sur la façon d’avoir un enfant. En tout cas si Warner privilégie la qualité des créations plutôt que le licensing à outrance, WAG augure un bien beau futur.

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Les +
+ Proche d’un Pixar dans l’imagination
+ Drôle et parfois émouvant
+ Inventif
Les –
– Animation sans relief

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Blogueur troll spécialisé en cinéphilie, geek notoire, mégalo impulsif, ayant fait ses armes sur Critique-Film.fr. Papa de Cine-Nerd.fr et fan de... Disney !

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